Les athlètes français en Golden League (1998-2009) et en Diamond League (2010-2025)
Golden League / Diamond League
Les Français en Golden/Diamond League
Depuis 2010, la Ligue de Diamant (ou Diamond League) rythme chaque année, du mois de mai au mois d’août ou septembre, les rencontres internationales de l’élite mondiale de l’athlétisme. C’est une compétition par étapes reposant, selon les années, sur quatorze ou quinze meetings reconnus par la fédération mondiale d’athlétisme (World Athletics) comme étant les meilleurs au Monde, et parmi lesquels figure le Meeting de Paris.
Chaque meeting comporte seize épreuves tant pour les hommes que pour les femmes (courses du 100m au 5000m, Haies hautes, 400m Haies, 3000m steeple, les 4 sauts, et poids, disque, javelot). Pour chaque épreuve, des points sont attribués aux athlètes, à l’occasion de chaque meeting, en fonction de leur classement (de 1 point à la 8ème place à 8 points pour la victoire), le total des points accumulés au fil des meetings permettant aux meilleurs athlètes par épreuve de disputer la finale. Dans ce contexte très compétitif, 22 français totalisent 81 victoires en Diamond League depuis 2010, et cinq d’entre eux ont remporté le trophée final, notamment Renaud Lavillenie qui a réalisé l’exploit au saut à la perche de remporter le trophée durant sept années de suite entre 2010 et 2016, mais aussi Teddy Tamgho au triple saut en 2010, Pascal Martinot-Lagarde au 110m haies en 2014, Sasha Zhoya sur cette même épreuve en 2024 et Jimmy Gressier sur 3000m en 2025. Mais au-delà des meilleurs performers de notre élite nationale, on dénombre au total plus de deux cents athlètes français ayant participé à un ou plusieurs meetings de la Diamond League depuis sa création : 285 au total, dont 215 en dehors de l’hexagone (hors Meeting de Paris). On constate cependant que, bien que le nombre d’épreuves soit identique pour les hommes et les femmes, ces dernières ne représentent que 36 % environ de l’effectif des athlètes français invités dans les meetings de la Diamond League depuis 2010. L’intégralité des résultats des athlètes français(es) en Diamond League ainsi que des données statistiques les concernant peuvent être consultées en cliquant sur le lien suivant :
Créée en 2010, la Diamond League s’inscrit dans une histoire bien plus ancienne du développement des meetings d’athlétisme. Les premiers meetings virent le jour grâce à des initiatives locales. Ainsi, pour ne prendre en exemple que des meetings de la Diamond League, le premier meeting d’Oslo (les fameux Bislett Games) eut lieu en 1924 et le meeting de Zürich (le réputé Weltklasse) en 1928, tandis que la plupart des autres meetings se développèrent à partir des années 70 (1979 pour le meeting de Paris). Les meetings étaient organisés indépendamment les uns des autres, tant dans le choix des épreuves à disputer que dans celui des athlètes invités ou encore des dates de déroulement du meeting. La première initiative de regroupement de meetings revient sans doute à la Norvège qui regroupa dès 1965 trois organisations nationales pour fonder le « Bislett Alliance ». En 1985, l’IAAF (International Association of Athletics Federations, ancienne appellation de World Athletics), initia une première forme de circuit de meetings sous l’appellation « Grand Prix IAAF ». Le nombre d’épreuves était limité (16 au total (9 masculines, 7 féminines) pour la première finale du Grand Prix en 1985) et était déterminé chaque année. Trois meetings français participèrent au Grand Prix : Le meeting de Fort de France, le meeting de Nice et le meeting de Paris qui accueillit deux finales. Notons enfin, de 1993 à 1997, le regroupement sous l’appellation « Golden four » de quatre organisations majeures de meetings (Bislett d’Oslo, Weltklasse de Zürich, Mémorial Van Damme de Bruxelles et ISTAF de Berlin), prémisse de la Golden League.
La Golden League vit ainsi le jour en 1998, toujours sous l’égide de l’IAAF. La première édition reposait sur six meetings (Oslo, Rome, Monaco, Zürich, Bruxelles et Berlin). Le Meeting de Paris rejoignit la Golden League dès l’année suivante. Là encore, le nombre d’épreuves était limité et défini chaque année. Par ailleurs, les meetings concernés se déroulaient exclusivement en Europe. Si aucun français ne parvint à remporter de trophée en Golden League entre 1998 et 2009, 10 athlètes s’illustrèrent cependant en remportant quelques victoires (8 pour Christine Arron, 3 pour Medhi Baala). L’ensemble des résultats et classements des athlètes français(es) sont consultables sur le lien suivant :
Ces premières expériences de regroupement de meetings conduisirent World Athletics à créer en 2010 la Diamond League, version enrichissant la dimension mondiale des organisations précédentes, avec, en complément des rencontres traditionnelles sur les continents européen et américain, des meetings organisés en Afrique (Rabat, Marrakech) et en Asie (Doha, Xiamen, Suzhou). 15 meetings au total répartis sur 4 continents, et une palette plus importante d’épreuves (16 épreuves par genre) permettent aux athlètes de quasiment toutes les disciplines de l’athlétisme de se confronter régulièrement à l’échelle mondiale avec les meilleurs. Par ailleurs, les meetings bénéficient aujourd’hui d’une couverture médiatique planétaire (près de 180 pays). On constate que l’audience pour les meetings de la Diamond League, tant dans les stades que sur les différents médias (TV, réseaux sociaux…) est en évolution croissante. On pourrait craindre que ce développement des meetings ne nuise à terme à l’intérêt des passionnés de l’athlétisme pour les grands championnats classiques. Mais il n’en est rien, tant du côté des athlètes eux-mêmes (le nouveau record du Monde d’Armand Duplantis ou encore le double exploit de Jimmy Gressier aux championnats du Monde 2025 en sont des exemples), que du côté de celles et ceux qui suivent sans doute d’autant mieux leurs exploits que la diffusion régulière des meetings contribue à rendre ces champions et championnes plus familiers.