

C’est dans le décor fastueux et ô combien chargé d’histoire du stade panathénaïque d’Athènes que le roi de Grèce, Georges Ier, déclara l’ouverture des premiers Jeux Olympiques de l’ère moderne le 6 avril 1896. La délégation athlétique française pour l’athlétisme comporte encore aujourd’hui une part d’incertitude. Sans parler du Racingman Subercaseaux qui, s’il fut bien présent, représentait le Chili, il semble bien qu’Albert Tournois et Louis Adler, bien que parfois cités, ne prirent pas part aux épreuves. C’est même certain pour Charles Vanoni, participant à une compétition le 5 avril sur les installations du Racing Club de France au Pré-Catelan, et qui ne pouvait donc pas se trouver le lendemain à Athènes pour les séries du 400 m.
Reste alors cinq participants certains dont Frantz Reichel. Aligné sur 400 m, il disputa aussi les séries du 110 m haies mais n’aurait pas couru la finale pour laquelle il était pourtant qualifié. Il semble qu’il ait préféré suivre le marathon et soutenir son camarade du Racing Albin Lermusiaux ! Le Racing est également représenté par Adolphe Grisel, également en séries du 400 m et probablement participant à d’autres épreuves, et accompagnateur de Lermusiaux en vélo lors du marathon.
Un athlète du Stade Français, Georges de la Nézière était présent sur 800 m et, semble-t-il au marathon. Mais celui qui restera pour l’Histoire comme le premier médaillé français des Jeux Olympiques, tous sports confondus, n’appartenait à aucun des deux grands clubs fondateurs de l’athlétisme national. Alexandre Tufferi, était né à Athènes en 1876, de parents français, et l’USFSA accepta de le prendre dans ses rangs. Il entra en compétition dès le premier jour, peut-être dans les séries du 100 m qui ouvraient le programme, mais surtout pour le triple saut qui, en une finale directe disputée après les 100 mètres, allait couronner le premier champion olympique de l’ère moderne. L’épreuve, assez populaire en Grèce, n’était pas encore complétement codifiée et les athlètes pouvaient utiliser soit le cloche – cloche – saut, soit le cloche – foulée – saut que nous connaissons aujourd’hui. Si Tufferi utilisait cette dernière technique, l’Américain James Connoly remporta l’or avec l’autre, en réalisant 13m71, loin devant le Français, 12m70 (de nombreuses sources contemporaines donnent 12m60), et le Grec Ioannis Perzakis, 12m52.
Le lendemain, une autre finale directe amena une nouvelle médaille à notre délégation, avec Albin Lermusiaux au départ du 1500 m. A mi-course il prit le commandement mais fut débordé à la cloche par l’Australien Edwin Flack et l’Américain Arthur Blake et se contenta donc de la troisième place, dans un temps estimé à 4’36’’. Le 10 avril, il participera donc au marathon, dont le départ était situé dans le village éponyme pour arriver évidement au stade panathénaïque. Longtemps en tête, il commença à fléchir en attaquant la montée à la sortie de Kervati et abandonna finalement au 32e kilomètre, et c’est le Grec Spiridon Louis qui reçut la coupe en argent offerte au vainqueur par Michel Bréal, à l’initiative de cette épreuve, et qui passa à la postérité ! (Crédit photo : collection Meyer de Stadelhofen)

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